Choisir
Autocuiseurs : la taille, les réglages et le joint
L’autocuiseur est la seule pièce de batterie qui soit aussi un équipement de sécurité. Trois choses en font un bon : une contenance adaptée à votre cuisine, des réglages publiés sous une forme compréhensible, et un joint que vous pourrez encore acheter dans cinq ans. Tout le reste est du confort.
Par Jean-Benoit Buisson
Cinq autocuiseurs, et les trois questions qui les séparent.
Celui qui publie ses températures
Le WMF de 4,5 litres, Ø 22 cm, 18,3 cm de haut, avec deux positions à 110 °C et 119 °C et un large témoin de cuisson. Publier les positions en températures plutôt qu’en symboles est la fiche technique la plus claire de ce rayon.
Celui à la promesse de durée la plus longue
Le Tefal de 6 litres, 22 cm, inox 18/10, deux positions de cuisson, et annoncé testé pour une durée de vie de trente ans. C’est la plus longue promesse de ce genre dans tout ce catalogue.
Celui qui publie son métal
L’Elo de 18 cm, inox 18/10, avec une paroi de 1,0 mm et un fond total de 5,0 mm, et une régulation automatique de la pression. Paroi et fond publiés ensemble est chose rare, et c’est le fond qui empêche les aliments d’accrocher sous pression.
Celui livré avec un panier
Le Falkenstein de 6 litres, avec un mécanisme de couvercle Quickturn, un témoin de cuisson et un panier vapeur inclus. Le panier est ce qui fait aussi de l’autocuiseur un cuiseur vapeur.
Celui construit autour de sa soupape
Le Hawkins, en inox, avec une soupape de sécurité protégée et un couvercle verrouillé par la pression. Un couvercle verrouillé par la pression ne peut pas s’ouvrir tant qu’il reste de la pression à l’intérieur, et c’est le mécanisme qui compte le plus.
Avant d’acheter l’un d’eux
Trouvez le joint de rechange de ce modèle et vérifiez qu’il est encore vendu. Un autocuiseur dont le joint n’est plus fabriqué est une cocotte.
Les questions qu’on se pose vraiment
Quelle taille me faut-il ?
Un autocuiseur se remplit aux deux tiers au maximum, et moins pour tout ce qui mousse. Un autocuiseur de 4,5 litres, c’est un repas de trois litres ; six litres nourrit quatre ou cinq personnes confortablement.
À quelle fréquence faut-il remplacer le joint ?
Les fabricants disent couramment tous les un à deux ans, ou dès qu’il durcit, se fissure ou cesse d’assurer l’étanchéité. Vérifiez qu’un joint de rechange existe pour votre modèle avant d’acheter l’autocuiseur — ce site référence des joints pour WMF, Silit, Fissler et Tefal.
Pourquoi les températures publiées comptent-elles ?
Parce que « position 1 » et « position 2 » ne disent rien. Le WMF présenté ici publie 110 °C et 119 °C, ce qui est la différence entre une cuisson douce et la position rapide, exprimée sous une forme sur laquelle on peut raisonner.
Sur plaque ou électrique ?
La plaque monte en pression plus vite et donne plus de contrôle ; l'électrique est programmable et peut être laissé. Cela dépend de votre façon de cuisiner.
Les autocuiseurs sont-ils sûrs ?
Les modèles actuels ont plusieurs sécurités indépendantes. C'est la notice de votre modèle qu'il faut suivre.
Jusqu'où peut-on remplir ?
Jamais au-delà du repère maximal, plus bas qu'on ne l'imagine. C'est une limite de sécurité, pas une suggestion.
Quel entretien demande-t-il ?
Nettoyer la soupape après chaque usage et remplacer le joint quand il durcit. Ce sont des questions de sécurité plutôt que de longévité.
Dans quoi excelle-t-il ?
Les légumineuses et les morceaux durs. Les haricots secs sans trempage de la veille sont le changement que l'on remarque en premier.
Un multicuiseur est-il un bon autocuiseur ?
Il fait ce travail parmi d'autres, généralement moins vite qu'un modèle dédié sur plaque. Cet arbitrage est toute la question.